Le Taiko

Taiko signifie littéralement « grand tambour », c’est le terme le plus souvent utilisé à l’extérieur du Japon pour désigner cet instrument séculaire. Au pays du soleil levant, les japonais préfèrent le terme Wadaiko qui signifie « tambour japonais ». C’est le premier instrument de percussion japonaise à s’être répandu partout dans le monde. L’influence culturelle des pays voisins a contribué à la façon dont sont fabriqués les Taiko encore aujourd’hui. Le Taiko existerait au Japon depuis plus de deux mille ans, son utilisation moderne s’est développée à partir des années 1950. Les premières traces de son existence au Japon remontent au VIIème siècle.

A l’époque d’Edo, le Taiko était le seul instrument dont le son puissant couvrait les champs de bataille. Ainsi, il était utilisé pour le commandement des troupes et bien sûr pour intimider le camp adverse. L’un des Taiko utilisé par le Seigneur de Guerre Shingen Takeda (1521-1573) est encore préservé aujourd’hui au Japon.

Pendant des siècles, le Taiko rythme la vie des villageois, il annonce le retour des chasseurs au village, indique l’arrivée des tempêtes, etc… Dans la croyance populaire, le Taiko abriterait un Dieu, ses grondements ont toujours été associés au pouvoir divin. C’est la raison de sa présence dans les temples Bouddhistes et Shintoïstes.

Les années 1950 marquèrent la nouvelle ère du Taiko moderne, le jazzman Daihachi Oguchi en adapta hors des temples et des cérémonies, et en se fondant sur la composition des instruments de Jazz, il créa le premier  orchestre de Taiko. C’est ce que l’on appelle aujourd’hui: Kumi-daiko « taiko ensemble ». Il fonda ensuite le groupe Osuwa Daiko. Le deuxième groupe du Kumi-daiko fut Oedo Sukeroku Taiko, fondé en 1959 par Seido Kobayashi, ce fut également le premier groupe professionnel du Taiko.

Dans la tradition, le Taiko est régi par un code d’utilisation spécifique à chaque occasion. Aujourd’hui,  son utilisation est plus populaire et étendu, il existe autant de modèles que de styles dans la pratique du Taiko.

L’essence de bois utilisé pour le fût du Taiko c’est le « Keyaki » ou l’Orme de Sibérie (zelkova serrata), la peau utilisée est celle de vache et l’essence de bois pour les Bachi (bâton), c’est le cyprès de Hinoki (chamaecyparis obtusa).

La fabrication des Taiko peut demander plusieurs mois à plusieurs années de travail en fonction de la taille et de la qualité recherchée. L’intérieur du tronc est soigneusement sculpté, la peau est minutieusement étirée. Il s’agit d’un art ancestral qui se transmet de génération en génération.

Le Wadaiko est une discipline à part, de par sa rigueur dans la préparation, sa régularité dans les répétitions et surtout sa volonté d’harmonie entre passion et création.

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